ECONOMIE:

Le secteur primaire reste incontestablement la pièce maîtresse de l’économie de la région. En effet l’agriculture, medicine l’élevage, cialis 40mg la pêche et l’exploitation forestière occupent plus de 80% de la population et procurent à ce titre la quasi-totalité de la production régionale. Ce secteur dans son ensemble reste tributaire des aléas climatiques quand il s’agit des cultures pluviales. Le désenclavement amorcé par la région, there les découvertes minières et leurs exploitations renforcent de plus en plus  le potentiel économique de  la Région  dans les secteurs du secondaire et du tertiaire  voire même le quaternaire.

 

Malgré les récentes découvertes des mines d’or et de leur exploitation, l’économie de la région reste encore dominée par le secteur primaire. Il emploi 92,1% de la population active avec une prédominance de l’agriculture (plus du tiers de la population) suivie de l’élevage puis de l’exploitation de la forêt et des eaux.   La croissance  amorcée  par la région  depuis 2000 a été perturbée par la mauvaise pluviométrie et la crise acridienne  de 2004. A ces aléas il faut ajouter le péril acridien même maîtrisé constitue actuellement  une menace pour l’agriculture et l’environnement de même que  les oiseaux granivores localisés dans les cercles du nord et l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles.  L’augmentation de la production agricole, des superficies cultivables  et l’amélioration des rendements s’expliquent  par l’encadrement du monde rural  par les services techniques et les Projets. A ce niveau   nous notons :

 

-          le Projet S'Equiper en Reboisant: sur financement BSI qui a déjà équipé entre 1999 et  2005,  772 paysans avec un budget de 283 947 500 F CFA  en 449 charrues,  657 charrettes,  146 multiculteurs,  112 semoirs, 1240 bœufs de labour ;

-          les activités du Programme d’Appui aux Services Agricoles et Organisations Paysannes (PASAOP) lancées en 2002  se poursuivent.  Ce programme d’un coût de 60 milliards et d’une durée de 11 ans a pour objectif la réduction de la pauvreté rurale à travers un accroissement de la productivité du travail apporté par des mutations techniques intervenues dans les activités productives agricoles et non agricoles en milieu rural résultant d’une efficacité accrue du système national de génération et de transfert de technologie ;

-          le lancement des travaux d'aménagement du Projet de Développement Rural Intégré en Aval de Manantali PDIAM (1562ha) par le Président de la République en Juin 2005 ;

-          le lancement des travaux d'aménagement du Projet de Développement Rural Intégré en de Kita PDRIK (1000 ha) par le Président de la République en Juin 2005 ;

-          le lancement des travaux d'aménagement du Projet de Développement Durable du Cercle de Yelimané "PADDY" (3 000 ha)  2006 ;

 

La Région se caractérise aussi par d’autres efforts dans le domaine des aménagements de bas fonds :

 

-          Etudes d'aménagement du périmètre maraîcher de l'association des irriguant de Kayes (APD);

-          Etudes d'aménagement du bas fond de Fountikouroula (C. Djidian, Kita) APD;

-          Etudes d'actualisation des dossiers d'aménagement de la plaine de Holonkaré et des bas fonds de Sékora, Niodougou, Bangassi - Gopéla, Sinsincoura et Ilimalo (APD) ;

-          Etudes d'aménagement du bas fond de Gakou (APS);

-          Etudes d'inventaire des ressources aménageables des cercles de Bafoulabé, Kayes et Kita;

-          Cartographie des sites aménageables de Bafoulabe, Kayes et Kita.

 

Elle dispose 16  avants projets détaillés  APD d’aménagement pour  15 bas-fonds et une plaine  d’une superficie totale de 568,56 Ha  avec un coût total estimé environ à 436 194 300 G CFA.

 

-          La Loi d’Orientation Agricole prônant la modernisation de l’agriculture est entrain de fournir un autre dynamisme ;

 

 

Le Budget Spécial d’Investissement a aussi financé  des projets suivants :

-          projet de désenclavement des Communes de Dialafara, Gounfan, Niambia et Mahina, pour un coût de 208.627.210 F CFA,

-          projet de la ’’Digue route’’ de Simbi, d’un coût de 70.000.000 F CFA,

-          projet d’aménagement du bas-fond de N’garara dans le cercle de Yelimané pour un coût de 92.690.630 F CFA.

-          Projet de micro – barrage de Dioncoulané commune de Guidimé, coût 93 millions;

-          Projet de désenclavement des communes de Samé Diogoma et Falémé, coût   400 millions f CFA.

-          Etude/ aménagement du pont de Nioro, coût total 150 millions de f CFA;

-          Projet de Désenclavement de SEFETO, coût total 115 millions de f CFA;

-          Construction salles d’hospitalisation  à l’Hôpital FD  de Kayes, coût total 85 millions.

 

En plus  les conditions propices à l’élevage  font de la Région un centre d’attraction des animaux transhumants. Les effectifs du Cheptel  de la Région  sont estimés par espèce  en 2006 à :

 

Espèce

1969

1984

2006

2010

Bovin

500000

485395

1 570 000

1155007

Ovin

404000

880000

602 000

696855

Caprin

299000

x

845 000

978189

Equin

26479

x

32 000

34174

Asin

45348

x

14 000

78537

Camelin :   

x

x

16 000

1706

Porcin

x

x

750

1053

Volaille 

1274827

1365395

1 750 000

2534682

 

 

Avec le Barrage de Manantali et les différents cours d’eau, la Région possède aussi des potentialités halieutiques qui sont loin d’être exploitées. La production de poissons seulement au niveau de Manantali est estimée  à 3000 tonnes par ans.

 

Au cours de l’année 2006, les  productions en matière de poissons sont de 507 900 Kg de poissons frais, 98422 Kg de poissons fumés, et 70392 Kg de poissons séchés.

   

En plus, pour assurer la sécurité alimentaire,  depuis sa création, le commissariat à la sécurité alimentaire  a entrepris différentes actions dans la région dont la distribution gratuite et les  ventes d’intervention de céréales à travers l’OPAM, la création des banques de céréales dans les 129 communes de la Région avec 20 tonnes chacune, la formation à l’élaboration des plans de sécurités alimentaires suite à laquelle les communes sont en cours d’élaboration de ces  plans.

 

LE TISSU INDUSTRIEL : de la région de Kayes se caractérise par sa faiblesse et sa mauvaise répartition. Dans la région, il y’a 15 entreprises reparties comme suit :

  • Industrie extractives : au nombre de 04 à Kayes et Kénieba ;
  • Industrie d’extraction de ciment : au nombre de 01, en cours de réalisation à Bafoulabé ;
  • Industries alimentaires : 08 boulangeries toutes dans la ville de Kayes ;
  • Industrie de tannerie : au nombre de 01  dite TAPROMA en arrêt d’activités ;
  • Une industrie d’extraction dite KALIMAT  en cours de construction à  Kayes.

 

A ceux là on peut ajouter  les BTP, les entreprises de bois ; les services (garages, hôtels, gargotes, stations d’essence, etc.).

 

 

Les principales sources d’énergie de la Région  demeurent le bois et le charbon de bois. La production d’énergie électrique de la région est assurée par des groupes électrogènes dans les chefs lieux  des cercles sauf à Kayes où il existe deux centrales (La Centrale Hydroélectrique de Félou et la Centrale Thermique de Paparah). Le barrage de Manantali fournit aussi de l’électricité aux cercles de Kayes, Kita et Bafoulabe. Tous ces efforts ne masquent pourtant pas le déficit important de fourniture d’énergie en milieu rural, mais également dans les principales villes.

 

Le barrage de felou qui est encours de construction renforcerait  les potentialités en production électrique.

 

 

L’accès à l’eau potable s’améliore, le taux passe de 60% en 1998 à 91 % en 2009. En 1998, 1306 villages de la Région avaient à un point d’eau moderne (PEM) avec 2556 forages équipés et 51 châteaux   sur 1500 environ contre  1492 villages sur 1611 environs en 2009 avec 4202 PEM et 140 châteaux.

 

TRANSPORT


Dans le secteur des infrastructures, le Chemin de Fer constitue l’épine dorsale des moyens de transport. La longueur de la voie ferrée est de 640 Km de Diboli à Koulikoro dont 410 Km dans la Région.

 

Le réseau routier est  caractérisé par des  efforts soutenus d’amélioration.  Il est constitué de :

 

routes latéritiques déjà construites :

*Manantali – Tambaga : longue de  104 Km et réalisé depuis 1997 est dans un état dégradé aujourd'hui ;

* Manantali-Mahina : cette route en terre moderne longue de 80 Km a besoin d'entretien périodique ;

* Manantali - Koundian (36 Km): réalisée en 1998, a aussi besoin de  réhabilitation ;

*Kayes – Kéniéba : 250 Km a été construite par les miniers et son bitumage est actuellement une nécessité ;

*Kita - Krouninkoto - Djancounté Camara (182 Km):

 

routes bitumées :

*Kayes- Yelimané : 141 Km ; 

* Nioro - Gogui – Aïoun- El- Atrouss (Mauritanie) :189 Km ;

*Kayes - Sandaré – Diéma : 274 Km ;

* Kayes – Kidira : 95 Km ;

* Djidiéni –Diéma : 178 Km ;

*Diéma – Nioro : 100 Km ;

* Kati – Kita : 162  Km ;

 

routes en cours de bitumage :

* Kita – Kéniéba- Saraya (Frontière Sénégal) : 330 Km

*Kayes –Diamou – Bafoulabé : 160 Km

 

recherche de financement :

* Kayes – Kéniéba  (250 km) 

* Bafoulabé - Oussibidiagna - Sandaré (160 Km) :

* Kayes - Aourou - Frontière Mauritanie (136 Km) :

 

Les axes routiers suivants doivent faire l’objet d’attention particulière:

   *Mahina - Kéniéba -  frontière Guinée (184 Km);

   * Kayes - Aourou - Frontière Mauritanie (136 Km);

   * Yelimané - Nioro (150 Km);

   * Yelimané - Dilata (90 Km);

   * Oussibidiagna - Alamane (100 Km);

   * Sefeto - Diéma (124 Km);

   * Alamane - Nioro (85 Km);

   * Djancounté -  Nioro (85 Km);

   * Kayes – Babela – Sekotodji – Horokoto– Gounfan –Djimékourou–  Djibrouya –Kénieba  (274 Km).

   Et la piste rurale  Kéniéba- Faléa (85 Km).

 

Les routes construites et bitumées font l’objet d’entretien régulier par les Direction Régionale  et Nationales des Routes.

 

La navigation sur le fleuve Sénégal, il  n’est navigable que de juillet en octobre en année normale et va de Saint Louis (Sénégal) à Kayes (Mali).

 

En ce qui concerne les infrastructures aéronautiques 4 pistes sur 6 sont utilisables. Il s’agit des pistes de Kayes, Nioro, Kéniéba et Yelimané. Les pistes de Dabia et Sadiola ne reçoivent que les petits avions privés et celle de Bangassi n’est pas ouverte au trafic commercial.

 

Le secteur de la télécommunication est actuellement renforcé avec la téléphonie rurale, aujourd’hui, le réseau filaire existe dans les chefs lieux de cercle mais aussi dans les gros villages des zones d’origines des migrants. Aussi, on observe le développement rapide de la téléphonie mobile (MALITEL et IKATEL) dans l’ensemble des chefs lieux de cercle, quelques axes routiers et dans certains gros villages.

 

La Région  de Kayes dispose de douze radios  relais FM de l’ORTM  et d’une cinquantaine de Radios libres émettant en modulation de fréquence (F.M). Chaque Cercle dispose d’au moins une Radio. Cependant, il faut noter que le rayon de couverture dépasse rarement 100 Km autour du chef- lieu de Cercle.  Aujourd’hui tous les 7 chefs lieux de cercles de la région ainsi que Gavinané et Diboli reçoivent les images de la télévision nationale. Avec un tel équipement la Région de Kayes devient la Région du Mali la plus dotée en équipement TV- FM.

 

Malgré l’enclavement de la Région, des courants d’échange existent entre les zones de production agropastorale des cercles de Kita, Nioro, Diéma et Kénieba et les zones de consommation, entre la Région de Kayes et les autres Régions du MALI et entre les Pays voisins: MAURITANIE, SENEGAL et GUINEE.