Carte culturelle de la Région de Kayes

Présentation sommaire

D'une superficie de 120 760 km2, mind la Région de Kayes est située dans la partie occidentale du Mali. Elle est limitée à l'ouest par la Républi­que du Sénégal, click à l'est par la Région de Kouli-koro, au sud par la Ré­publique de Guinée et au nord par la Républi­que Islamique de Mau­ritanie. Son climat est de type pré guinéen hu­mide au sud (zone de Kéniéba), soudanien dans les zones de Bafoulabé et Kayes et sahélien au nord

La popula­tion actuelle de la Région est estimée à plus de 1.996.812 habitants, en 2009, composée de Malin-kés, Soninkés, Peuls, Bamanans,  Khasson-kés, Maures et Ouo-lofs.

L'économie est domi­née par le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche). Depuis une décennie, elle est marquée par l'exploitation aurifère avec les mines d'or de Sadiola et Yatéla.

Patrimoine culturel

Le patrimoine culturel de la Région de Kayes est riche et varié avec une do-minance des bâtiments et ouvrages defensifs datant de la période colonia­le, notamment à Kayes et Médine, sans oublier les champs de bataille, les sites archéologiques, les sites pit­toresques. Et un impressionnant patri­moine culturel immatériel. 

Dates clés :

1360 : Daman Guillé, ancêtre des Diawa-ra, fonde le Royaume de Kingui (à cheval entre les Cercles Diéma et Nioro);

1556 - 1610 : Les Khassonkés, sous la conduite de leurs ancêtres, Diadié et Ma-renfa Diallo, émigrent du Bakhounou (zone de Nara) et s'installent dans le Khasso (Kayes Médine Bafoulabé, etc.);

1824 : Hawa Demba Diallo, Roi du Khas­so, fonde le village de Médine ;

1855 : Fondation du fort de Médine

1881 : Début des travaux de construction de la voie ferrée Dakar - Niger ;

1908 : Transfert de la capitale de la colo­nie du Haut - Sénégal-Niger de Kayes à Bamako.

Bâtiments datant de la période coloniale

La Région de Kayes possède de nom­breux sites historiques au nombre des­quels les nombreux forts coloniaux construits entre le début du XVIIIe siè­cle et la fin du XIXe siècle. Le plus im­portant de ces forts est incontestable­ment celui de Médine, construit par Faidherbe, Gouverneur du Sénégal, en 1855. Il s'agit d'un impressionnant ou­vrage militaire comprenant un bâtiment colossal à deux niveaux et des structures annexes comprenant l'école des otages, la poudrière, la prison, et d'autres struc­tures, le tout entouré d'un imposant rempart.

A l'extérieur du fort et directement en rapport avec lui se trouvent plusieurs autres structures : une tour de guet (de huit mètres de hauteur) pour la surveillance du fort, le cimetière militaire, le cimetière royal (où repose Hawa Demba Diallo qui a cédé le terrain du fort aux Français), les ruines d'une petite mos­quée en pierres, le marigot Descemet (à la sortie de Médine vers Kayes) qui a été surcreusé pour augmenter les obsta­cles d'accès à Médine par d'éventuels assaillants.Le 1er décembre 1992, il a été classé sur la liste du patrimoine national (Décret n°92-240/P-RM du 1erdécem­bre 1992). Sur proposition de la Direc­tion nationale des Arts et de la Culture (DNAC), il a été inscrit sur la liste de 2002   des   100   les  plus  menacés   du World Monument Watch (WMW).

Il y a quelques années, le fort de Médine était dans un état avancé de dégradation. Les toits de plusieurs des structures (y compris celui du «mess des officiers», le bâtiment principal) se sont écroulés. En plus, plusieurs des murs, en dépit de leur épaisseur, présentent de larges fis­sures. Voici pourquoi le Ministère de la Culture, à travers la Direction Nationale du Patrimoine Culturel, a soumis une

requête d'un montant de 540 000 000 F CFA (cinq cent quarante million de francs CFA) au BSI (Budget Spécial d'Inves­tissement, exercice 2006) destiné à la réhabilitation et à la valori­sation de cet important monu­ment national.

La restauration du Fort sera sui­vie de la conception et de la mise en œuvre de projets de mise en

valeur du site. A travers ces pro­jets seront réalisées des activités visant à préserver les valeurs historiques et  architecturales  du monument  à  le faire apprécier par les visiteurs et les chercheurs.

Logo Sabouciré

Sabouciré, village situé à 25 km de Kayes, sur la rive gauche du fleuve Sénégal, tire sa célébrité de la ba­taille qui s'est déroulée dans cette bourgade le 22 septembre 1878. Capitale fortifiée du Royaume du Logo qui, à son apogée comptait une vingtaine de villages, Sabouciré était dans la deuxième moitié du XIXe siècle un bourg de 28 000 ha­bitants.

La Bataille de Sabouciré dont l'is­sue fut déterminante pour la pé­nétration coloniale au Soudan, est aussi le point de départ d'une his­toire commune entre la France et le Mali. Sabouciré nous offre ainsi l'opportunité de jeter un regard sur le passé et de nous interroger sur l'avenir.

 

 

Tata de Sabouciré au début de sa reconstruction

Tata de Sabouciré 1878

 

Sites pittoresques: les chutes du Félou

Les chutes du Félou consti­tuent un site très pittoresque en raison des rochers creusés de marmites où l'eau bouil­lonne continuellement. Un canal, qui contourne les chu­tes, mène au barrage hydroé­lectrique. L'éclat du site est rehaussé par le chemin en­tre Médine et Lontou qui longe une fa­laise rocheuse joliment es­carpée qui surplombe le fleuve. Une stèle dressée à la mémoire de Faidherbe est associée au site. A quelques mètres de l'an­cienne piste, l'administration de la période coloniale avait fait construire la toute pre­mière centrale hydro­électrique en Afrique de l'Ouest en 1928. Cette centra­le alimentait les villes de Mé­dine et de Kayes. Depuis 2010 une autre cen­trale hydro-électrique est en cours de construction, sur financement de l'OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal) re­groupant le Mali, la Maurita­nie et le Sénégal). Les Chutes du Félou sont ins­crites à l'inventaire du patri­moine national Cf. Décision N°00444 / MC-SG du 07 mai 2001).